Depuis cinq ans, la politique de Nicolas Sarkozy, faite de casse sociale et de politique xénophobe et sécuritaire, a servi de marche pied au Front national et a
légitimé son discours auprès des électeurs et électrices. La mollesse de « l’opposition » socialiste ne propose que des aménagement et se trouve dans l’incapacité d’imposer une réelle
alternative porteuse d’espoir.
Le score du Front national confirme l’adage selon lequel « l’original est préféré à la copie » ! Les choix retenus par le gouvernement de faire payer la crise par
la majorité de la population en en exonérant les principaux responsables et bénéficiaires sont porteurs de souffrances sociales fortes et d’angoisse pour l’avenir. Dans ce contexte, une partie
des électeurs, notamment dans les couches populaires, est tentée par des réponses autoritaires et xénophobes.
Il est de la responsabilité du mouvement syndical et du mouvement social dans son ensemble de répondre aux besoins de résistances sociales, de solidarité et de lien
social pour offrir d’autres alternatives que celles portées par le Front national !
La politique antisociale menée par Nicolas Sarkozy depuis cinq ans, au service du patronat et d’une minorité de privilégiés, a été sanctionnée dans les résultats de
ce premier tour. La campagne du second tour est maintenant lancée. Comme avant le premier tour, sud cg59 avec Solidaires réaffirment leurs exigences en matière d’emploi, de salaires, de
fiscalité, de services publics, de protection sociale, de luttes contre les discriminations ou de refondation de l’Union européenne… Il s’agit bien de réorienter l’économie et les
politiques publiques vers une autre répartition des richesses permettant la satisfaction des besoins fondamentaux de la population, tout en étant soucieuse des impératifs écologiques. Il est
temps de changer radicalement d’orientations et de mettre en oeuvre une politique qui rompe avec la logique du profit et des marchés financiers.
sud cg59 et Solidaires constatent qu’il est temps de tourner la page de Nicolas Sarkozy au vu de son bilan et de ce qu’il propose dans cette campagne électorale.
Nous exigerons du nouveau gouvernement des mesures ambitieuses pour contrer le poids de la finance répondre aux urgences sociales.
Dans les semaines et les mois à venir, nous devrons construire des mobilisations fortes et faire converger les luttes pour imposer nos
revendications face au patronat et à la dictature de la finance, et refuser de continuer à payer cette crise dont nous ne sommes pas responsables.
Le 1er mai 2012 revêt une importance particulière puisque cette journée se situe entre les deux tours de l’élection.
Le Front national veut en faire une démonstration de force. Nicolas Sarkozy, de façon très provocatrice annonce, lui, un rassemblement ce jour là pour la «
fête du vrai travail » : ne laissons pas dénaturer par ces gens là cette journée de mobilisation et de solidarité internationale des travailleuses et travailleurs !
Dans ces conditions, sud cg59 avec l’Union syndicale Solidaires appellent les salarié-es, chômeuses, chômeurs et retraité-es à
être présents très massivement dans la rue le 1er mai 2012 pour exprimer les revendications, dire le rejet du racisme et de toutes les exclusions, et manifester la solidarité internationale avec
les peuples du monde entier.
Manifestations le mardi 1er mai
Lille : 10h30 Porte des Postes,
Arras : 10h00 Place de la Gare,
Boulogne/Mer : 09h30, Bourse du Travail ;
Dunkerque : 10h00 devant « l’Avenir » ,
Valenciennes : 10h00 Place d’Armes ;
Hier, vendredi 30 mars 2012, se sont déroulés les élections professionnelles à la Maison Départementale des Personnes Handicapées du Nord (MDPH59). 186 salariés
(agents de l’Etat, du Conseil Général et salariés GIP) étaient appelés à se rendre aux urnes.
Depuis plusieurs années, les difficultés au sein de cette institution se multiplient. L'organsiation du travail défendue par la Direction malmène le personnel,
génère souffrance au travail et ne permet pas de répondre aux besoins de la population.
La mise en place d'instances représentatives du personnel est l'occasion pour les salariés de faire entendre leur voix et de peser sur les nécessaires modifications de l'organisation de la MDPH.
L'attente étant considérable, la mobilisation aux urnes fut importante : 81% de taux de participation !
Sur l’ensemble des scrutins, sud ressort (avec son union avec la FSU au Comité Technique) comme organisation syndicale majoritaire à la MDPH 59.
Loin devant la CFDT, sud engrange 63,2% des voix (contre 36,8% pour la
CFDT) !
Pour le Comité Technique,
La liste sud-FSU comptabilise 64,8% des voix (contre 35,2% pour la CFDT) et obtient 10 sièges de
titulaires + suppléants (contre 6 pour la CFDT)
Pour la Commission représentatives des personnels de catégorie A et B (contrats GIP et détachés),
La liste sud comptabilise 55% des voix (contre 45% pour la CFDT). sud et la
CFDT obtiennent chacun 2 sièges de titulaires + suppléants
Pour la Commission représentative des personnels de catégorie C (contrats GIP et détachés),
La liste sud comptabilise 61,8% des voix (contre 38,2% pour la CFDT) et obtient donc 6 sièges de
titulaires et suppléants (contre 4 sièges pour la CFDT).
Forts de leur présence auprès du personnel depuis plusieurs années, les soutiens apportés aux équipes et aux agents, les actions et les propositions, le collectif
militant de la section sud MDPH (section du syndicat sud Conseil Général du Nord) et les camarades de la FSU reçoivent l’approbation de
l’écrasante majorité des salariés.
Aujourd’hui, plus que jamais, l’exécutif (employeur) et la direction de la MDPH 59 devra compter avec sud et sur sa
légitimité.
Tout reste à faire ! Nous poursuivrons notre combat au sein de la MDPH pour améliorer les conditions de travail et les droits des agents et peser dans le
rapport de force permettant de revoir enfin l’organisation incohérente de la MDPH pour garantir une meilleure qualité du service rendu aux usagers.
Le 30 mars prochain, les 185 agents de la Maison Départementale des Personnes Handicapées du Nord (MDPH) voteront pour la première fois pour leurs
représentants du personnel.
Pour rappel, la MDPH est un Groupement d’Intérêt Public depuis 6 ans (fusion de la COTOREP et de la CDES), sous « tutelle » principale du Conseil Général. C’est sa
commission exécutive (COMMEX), présidée par le président du CG et composée de représentants de l’Education Nationale, de la Direction Départementale du Ministère du Travail, de la Direction
Départemental de la Cohésion Sociale et d’associations de personnes handicapées, qui représente l’employeur.
Une moitié des agents est fonctionnaire de l’Etat (DIRRECT, EN, DDCS) ou de la territoriale (Conseil Général) mis à disposition. L’autre est composée de « contrat
GIP » en CDD ou CDI de droit public.
Toutes et tous travaillent dans une institution où, en matière de droit du travail, rien n’est clairement défini.
C’est en soutien de ce personnel que sud-SOLIDAIRES intervient depuis plus de 2 ans à la MDPH pour gagner des droits (notamment par la
CDIsation d’une grande partie des précaires) mais aussi peser sur le commission exécutive et le président du Conseil Général pour revoir l’organisation et améliorer les conditions de travail,
indispensables à la qualité du service.
Au sein d’une intersyndicale, sud a toujours fait en sorte, dans les assemblées générales, les délégations, de donner une place
primordiale aux agents.
Cette place, une bonne poignée d’entre eux l’ont prise et ont décidé de s’organiser au sein d’un même outil syndical … la section sud MDPH
est donc née fin septembre dernier.
Forte de ses actions, de sa présence au quotidien auprès des salariés de la MDPH et du soutien de ces derniers, la section sud présente
des candidats aux élections professionnelles du 30 mars prochain.
Des listes, dont une d’union avec la Fédération Syndicale Unitaire (FSU), sont déposées pour chaque instance (Comité Technique et Commissions des Personnels
contractuels) dans l’objectif de porter la parole de l’ensemble du personnel des deux sites : Villeneuve d’Ascq et Valenciennes.
Après avoir supprimé l’encombrant bouclier fiscal, non sans avoir allégé considérablement l’impôt sur la fortune au passage, Nicolas Sarkozy relance l’idée de la TVA sociale, chère au MEDEF.
Il s’agit de supprimer tout ou partie des cotisations sociales patronales et d’augmenter la TVA, impôt indirect, sur les prix des biens et services.
Cette mesure vise à faire payer la majorité de la population et à exonérer une fois de plus le patronat du versement de ses cotisations. L’argument du coût du travail trop élevé, notamment vis-à-vis de l’Allemagne, occulte le fait que le coût du travail est identique sauf qu’en France les cotisations sociales garantissent une sécurité sociale solidaire alors qu’en Allemagne le coût des systèmes privés pèse sur le pouvoir d’achat des ménages.
Cette mesure n’aura qu’un seul effet, comme l’ont montré toutes les expériences passées, celui de l’augmentation des prix. Les employeurs en profiteront pour augmenter leur taux de marge et les dividendes aux actionnaires (en progression constante, s’élevant pour les entreprises francaises du CAC40 en 2011 à 37,3 Milliards d’euros et plus de 41 Milliard prévus pour 2012 – source « Les échos »).
Tous les consommateurs seront touchés, qu’ils achètent des biens produits en France ou importés.
L’argument anti délocalisation est tout aussi fallacieux. Le différentiel de salaire avec les pays de l’Europe centrale ou de la Chine est tel que ce n’est pas une baisse de quelques points de cotisations patronales qui changera cette situation.
La TVA sociale ne répond à aucun des objectifs affichés. Ce gouvernement poursuit en réalité sa politique de cadeaux au patronat et aux classes aisées qui assèche les finances publiques.
Ce projet est aux antipodes de la justice fiscale et du partage des richesses produites au profit des salarié-es.
Ce mardi 13 décembre, les syndicats ont appelé à une journée d’action, déposé des préavis de grève pour contester le plan de rigueur du gouvernement.
Au sein de l’intersyndicale nationale, sud-SOLIDAIRES était favorable à la mobilisation cette journée à condition qu’elle s’inscrive dans une perspective durable de construction d’un véritable rapport de force. Ras-le-bol, en effet, des rendez-vous par-ci par-là sur le pavé qui ne servent à rien et tendent à démobiliser davantage ! Nous avions déjà manifesté le 10 octobre dernier contre le premier plan de rigueur de Fillon … là, c’est le 13 décembre … et la prochaine ? En mars pour le printemps ?!
Les principales centrales syndicales CGT et plus particulièrement CFDT ont refusé de s’inscrire dans la même démarche que nous et s’entêtent à se fixer ces quelques journées éparpillées sur l’année.
C’est pourquoi, sud-SOLIDAIRES a décidé de signer le communiqué commun sur les raisons de la mobilisation mais a refusé de signer le tract d’appel à cette simple journée du 13 décembre.
Cependant, convaincus de la nécessité de construire ce rapport de force, nous comptons sur ce mardi 13 pour sensibiliser la population sur le contexte actuel de gestion de « la crise » par le gouvernement et ses attaques contre les acquis sociaux des salariés.
Nous appelons à signer massivement la pétition en ligne du Collectif pour un audit citoyen de la dette publique sur http://www.audit-citoyen.org/.
Nous appelons aussi chaque adhérent et militant à se joindre aux différentes initiatives originales locales qui peuvent se mettre en place.
Nous participerons, en compagnie de sud Rail et sud éducation à une action de sensibilisation de la population devant la gare de Lille Flandres mardi dès 9h.
Hier, samedi 19 novembre, une quarantaine de militants de Solidaires, de la FSU, de l’USTM CGT, du NPA et du front de gauche sont venus apporter leur soutien à
Charly, salarié des PFG de Valenciennes et militant sud, toujours en mis à pied conservatoire depuis le 27 octobre dernier et en attente de sa sanction qui pourrait aller jusqu'au licenciement.
Le patron des PFG de Valenciennes ayant eu vent de notre venu a déménagé ses véhicules et même ses cercueils sans doute de peur que nous allumions un feu sur la voie publique... Il est préférable de rire d'une telle attitude !
Ayant porte close, nous nous sommes rendus devant l'agence de Valenciennes ou les courageux dirigeants s’étaient réfugiés. Nous avons donc manifesté notre soutien devant l'agence
Nous prenons date d'un futur rassemblement et demandons le paiement des jours de mise à pied conservatoire et la réintégration de Charly au sein de l'entreprise
Mi-décembre, un référé doit passer au tribunal des prud'hommes de Valenciennes et Charly sera défendu par un avocat de SUD Commerces.
Les militants de sud-Solidaires ont ensuite rejoint la manifestation de soutien à nos camarades de SUD Industrie de Sevelnord, dans les rues de Valenciennes.
Depuis début septembre, à l'action sociale (plus grosse DGA du Département), les actions se multiplient pour faire entendre les difficultés du personnel face au manque criant de moyens à l'Aide Sociale à l'Enfance mais aussi en PMI, Secrétariat et Service Social Départemental. Les actions de grève succèdent aux nombreux droits de retrait. Ce sont les collègues de Roubaix qui ont ouvert le feu en faisant grève durant 3 jours, fermant les locaux, exerçant une pression sur le CG pour obtenir 2 postes dans leur service.
De son côté P. KANNER dit entendre les difficultés, et devant se rendre à l’évidence, redéploit en juin dernier 15 postes (dont 5 postes de cadres) en faveur de la DGAS.
Pourtant, cette disposition (peu coûteuse puisqu’il s’agit de redéploiement) est très loin de prendre en compte la réalité du terrain
Depuis plusieurs années, les collègues expriment leur épuisement face à une charge de travail croissante et doivent se protéger eux-mêmes de conditions de travail insupportables. Face à ces interpellations, ils sont confrontés au discours gestionnaire de la DGAS qui répond : « contexte budgétaire contraint », « effectif cible » « réorganisation », « procédures », « portefeuille d’objectifs », etc.
Il est sidérant de constater à quel point la DGAS est en totale déconnexion avec la réalité de terrain. Pendant que les technocrates réfléchissent à la manière de mettre le couvercle sur la réalité et à éteindre « les feux », les travailleurs sociaux et médico-sociaux s’épuisent. Et ce n’est pas le projet de réorganisation des UTPAS sur Lille qui règlera la question tant l’expérimentation démontre qu’elle génère encore plus de surcharge (en particulier au pôle accueil- évaluation) et remet en cause les fondamentaux du travail social.
Les personnels sociaux,
médico-sociaux et assistants familiaux se sont organisés le mois dernier en collectif, avec le soutien de sud, et après avoir manifesté le 29 septembre à 200 sous les
fenêtres du CTP, ont décidé de se mobiliser à nouveau le jeudi 10 novembre, à l'occasion du nouveau CTP présidé par KANNER, pour entendre sa fameuse annonce de création de postes qui, selon P.
REIX (DGS) "devrait satisfaire tout le monde".
Résultats : portes fermées, grilles baissées, vigiles du service sécurité du Département sur les dents, intervention des CRS, le public pris en otage d’un dialogue social qui a vraiment du mal à tenir ses promesses ! ... et annonce de 36 postes créés (encore par redéploiement !) sur 3 ans ! Après sa diatribe habituelle sur « le gouvernement…vous devez faire le bon choix en 2012 », P. Kanner nous annonce « mais c’est la dernière fois », sa mesurette.
Parmi ces 36 postes, il est prévu 10 postes de référents enfance, 8 postes de psy, 8 postes dans les UAF (Unités d'Accueil Familial nouvellement créées et qui ont du mal à définir clairement leur activité) et ... 10 postes une nouvelle fois prévus pour l'encadrement. Même les cadres de proximité affirment que la priorité est de renforcer les équipes de travailleurs sociaux de terrain. La DGAS est une véritable armée mexicaine où, en 10 ans, le nombre de cadres et d'échelons hiérarchiques a véritablement explosé ! Rien pour le SSD et la PMI ! Pourtant penser la prévention en matière de protection de l’enfance c’est aussi apporter des réponses aux conditions de travail des collègues de ces deux services.
Pourtant, lors du CTP, tous les syndicats ont accueillis favorablement l'annonce du président. Quelle aubaine pour ce dernier qui n'a pas manqué de souligner l'isolement de sud !
Isolement dans le paysage syndical que nous assumons … isolement tout relatif, puisque nous ne portons la parole collective des personnels de terrain.
Alors que P. KANNER pensait pouvoir faire son annonce solennelle sous un tonnerre d'applaudissements, il a été contraint d'interrompre le cours de l’instance paritaire pour recevoir une délégation d'agents grévistes et recueillir à chaud les réactions sans la protection feutrée du CTP … il n’a pas été déçu : « 36 postes c’est déjà ça, mais c’est maintenant qu’il les faut ! (…) et pourquoi 10 postes de chefs supplémentaires ? (…) et le SSD dans tout ça ?... »
Bref l’exécutif et l’administration n’ont toujours pas pris la mesure du marasme qui s’annonce, et à part « je vous ai compris mais votez socialiste en 2012 », la réponse aux problèmes soulevés est bien mince et décevante !
sud persiste à exiger la mise en place immédiate d’un véritable plan d’urgence quant aux moyens à attribuer aux UTPAS (créer 36 postes sur 3 ans c’est nier l’urgence de la situation et limiter, de fait, toute attribution nécessaire future).
L’organisation de la réflexion collective autour du sens des pratiques du travail social est devenue également impérative tant les consignes et les injonctions glissent dangereusement, y compris dans notre institution, vers le contrôle social.
Posons-nous clairement la question : Quel travail social défendons-nous au Département ? Sans ce débat plus rien ne s’opposerait à l’instauration d’une véritable police des familles (contrôleur du travail avec le RSA, auxiliaire de police dans le cadre des Informations Préoccupantes en matière de protection de l’enfance, etc.).
Le manque de moyens et l’absence de réflexion provoqueront inévitablement des comportements de repli et une démotivation généralisée qui contribueront aussi à perdre de vue les fondamentaux humanistes de nos professions.