Jeudi 2 juillet 2009

Le gouvernement nous concocte depuis l'arrivée de Sarko au pouvoir la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques).


Dans le cadre de cette RGPP, qui s'avère être un véritable plan quinquennal de destruction des services publics et du statut des fonctionnaires, est présenté, ce jour (jeudi 2 juillet) à l'Assemblée Nationale, un projet de loi sur "la mobilité et le parcours professionnel des fonctionnaires".


Cette loi concourt à casser le statut par le biais, entre autre, de la question de la "sécurité de l'emploi dans la FP".


Face à ça, une intersyndicale nationale CGT - FSU et SUD SOLIDAIRES appelle aujourd'hui à un rassemblement devant l'Assemblée Nationale.


De notre côté, notre section adresse un courrier avec la CGT aux députés du Nord pour les alerter sur le sujet et les appeler à faire barrage à cette mesure rétrograde




                                                                    à Mesdames et Messieurs les Députés du Nord

 

      Madame la Député,
      Monsieur le Député,

 
     Vous allez examiner à partir d'aujourd'hui, et ceci après des mois de tergiversations et de retard sur le calendrier prévu, le projet de loi dit « de mobilité et des parcours professionnels des fonctionnaires».


     En tant qu'organisations syndicales d'une des plus grosses collectivités de France, nous tenons à attirer votre attention sur ce dispositif législatif qui s'avère être, avant tout, une attaque frontale contre le statut des fonctionnaires et les garanties qu'il représente pour tous les citoyens.


     Pour en demeurer à l'essentiel, ce projet de loi crée une nouvelle position visant à mettre en œuvre des licenciements massifs dans la Fonction Publique, étend les possibilités de recourir à de la main d'œuvre précaire (alors qu'il y a déjà un million de non titulaires) et envisage de confier le recrutement et la gestion des contractuels aux sociétés d'intérim.


     Cette mobilité « forcée » et cette légitimisation de l'usage d'emplois précaires portent atteintes aux fondements même de la République, à savoir l'assurance de la continuité du service public dans son indépendance et sa neutralité politique.


     Déjà adopté au Sénat il y a plus d'un an, son vote à l'Assemblée Nationale constituerait un recul grave et majeur. C'est totalement inacceptable.
Comme il est profondément inacceptable de vouloir faire passer ce mauvais coup durant l'été.


      SUD et CGT exigent le retrait de ce projet de loi et vous demande de faire barrage à cette mesure rétrograde.

      Recevez, Madame la Député, Monsieur le Député, nos respectueuses salutations.


   Pour SUD,                                                                                             pour la CGT,
  Olivier TRENEUL,                                                                                 Martine VIS,
  porte parole.                                                                                          secrétaire générale
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Mardi 23 juin 2009

Ce matin s'est tenue à Lille l'Assemblée Générale du Comité des Œuvres Sociales des personnels du Conseil Général du Nord.

Depuis 18 mois, un demi-mandat, les élus SUD au COS (un administrateur et un suppléant) participent aux Conseils d'Administration, aux bureaux mensuels (avec voix consultative) et interviennent avec d'autres militant(e)s SUDistes au sein des commissions.

A l'exception de l'UNSA qui ne participe à aucune commission, aucun groupe de travail, il est constaté que l'ensemble des syndicats prend une part active dans l'organisation du Comité d'Œuvres Sociales.

Nous menons des réflexions conjointes sur différents projets et thèmes, comme par exemple la question des moyens octroyés au COS par le Conseil Général.


Par le biais de ses élus, SUD se présente comme force de propositions avec la volonté de faire évoluer le Comité d'œuvres Sociales ... Ce qui n'est pas toujours aisé car, force et de constater, que nous nous retrouvons souvent minoritaires sur la vision de ce que devrait être davantage notre COS.


SUD défend un Comité d'Œuvres Sociales basé sur la promotion de « l'éducation populaire », sur un modèle qui ne base pas uniquement la culture, les loisirs et le tourisme sur le registre de l'échange commercial mais davantage sur des idées de solidarité, de mixité sociale, de proximité et de pluralisme.

Par cette idée, SUD propose et défend : «l'accessibilité aux prestations par le quotient familial (plus égalitaire), «s'oppose au choix actuel de « l'arbre de Noël », trop coûteux (plus de 15% du budget), en proposant de décentraliser des spectacles faisant appel à des intermittents de la région (les compagnies du Nord produisent des spectacles de très bonne qualité) et, «en offrant des chèques cad'hoc également aux agents célibataires ou en couple sans enfant.


SUD a également fait des propositions telles que : «l'université du temps libre», «la prise en charge des adhésions pour toutes les médiathèques municipales (sur le même principe que les piscines et patinoires) et l'opération « un bébé, un album » qui consiste à offrir un livre (sélectionné chaque année par les bibliothécaires de la médiathèque Départementale) à tout nouveau-né ou enfant adopté chez les agents.


Depuis 5 mois, un groupe de travail, appelé commiSUD, se réunit  autour de militants et sympathisants SUDistes dans l'idée de créer un petit laboratoire d'initiatives et de propositions. SUD reste déterminé à faire évoluer la réflexion, faire entendre une autre voix, à prendre la parole et à proposer un autre modèle : un COS pour les agents, par les agents.

N'hésitez pas à nous rejoindre dans le débat en prenant contact avec nous pour avoir les dates de rencontres de la « commiSUD COS ».

 


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Lundi 22 juin 2009

L'avancement de grade et de promotion interne sont des sujets qui touchent et préoccupent  l'ensemble des agents de la collectivité.

Pourtant face à la question si importante qu'est le déroulement de carrière, l'autorité territoriale appuie sa politique de gestion de ressources humaines sur le clientélisme et la méritocratie. Elle adopte, alors, l'idéologie défendue par le gouvernement, à savoir la casse du statut par l'individualisation du traitement des fonctionnaires.



Les notions de « valeur professionnelle », « manière de servir », « mérite », « motivation », qui constituent selon la DGARH les critères principaux, voire uniques, de promotion et d'avancement, sont dignes d'une gestion des rumeurs humaines ; où l'affectif prime sur le rationnel, le subjectif sur l'objectif.

Car, nous le réaffirmons, le mérite n'est rien d'autre que la capacité à se faire valoir.

 

De plus, SUD dénonce fermement l'opacité dans laquelle les décisions sont prises

A quoi servent les représentants du personnel et les instances paritaires, si les propositions des DGA ne sont pas accompagnées d'explications concrètes sur les choix retenus et d'informations fiables et complètes (notamment en ce qui concerne les fiches de postes des agents).

Les efforts apparents de l'Administration (publication sur intranet des promouvables, diffusion de tableaux aux syndicats) relèvent de la manipulation et font de la Commission Administrative Paritaire de vendredi une véritable mascarade.

En effet, en laissant croire aux agents que leurs représentants pourraient défendre leurs intérêts et porter leur parole, l'autorité territoriale se moque ouvertement d'eux.

 

 

SUD défend, pour l'ensemble des filières et des directions, des carrières linéaires.

Nous réaffirmons donc notre opposition aux quotas d'avancement et exigeons leur suppression à compter de 2010.

En attendant, en ce qui concerne les avancements et promotions de cette année, SUD demande que soient retenus comme critères :

1 - l'ancienneté dans le grade

2 - l'échelon du grade

3 - l'ancienneté dans cet échelon.

Seuls ces critères garantissent une égalité de traitement entre les agents de la collectivité.

En ce qui concerne la promotion interne, SUD revendique une répartition plus juste des postes ouverts  entre les Directions.

Car, non seulement la carrière de l'agent dépend de sa hiérarchie mais également de la Direction à laquelle il est rattaché.

 
Parce que les Directions ont établi leurs petites listes en catimini, SUD a produit de son coté des listes de promus basées sur les critères énoncés précédemment.
Nous les tenons à votre disposition au local syndical.

 



Compte tenu du degré de « foutage de gueule », vendredi dernier, les élus SUD ont décidé de ne prendre part aux différents votes de la CAP et ont lu une déclaration liminaire réaffirmant nos positions.

 


En guise de réponse, le vice-président chargé des ressources humaines a soutenu qu'en défendant le critère de l'ancienneté,  SUD agissait contre l'intérêt des agents (... méritants, sans doute ?!)

 


Un prochain tract abordant les tenants et aboutissants de la question de la promotion et de l'avancement, sous la forme d'un quatre pages, sera adressé à l'ensemble des agents.

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Samedi 20 juin 2009

Au Comité Technique Paritaire de ce jeudi 18 juin, a été abordé la question de la réorganisation des services de l'Action Sociale autour de la création de la 4ème UTPAS (Unité Territoriale de Prévention et d'Action Sociale) de Lille.

SUD intervient sur ce sujet depuis plusieurs mois par le biais de parutions de tracts mais aussi de rencontres avec les équipes concernées (dans le cadre des heures Mensuelles d'Information Syndicales).


Malgré la volonté du Vice-président des ressources humaines de bâcler le débat, les organisations ont pu exprimer leur désapprobation vis-à-vis du projet.

SUD a fait une intervention plébiscité par les autres représentants du personnel. L'ensemble des syndicats a voté contre la réorganisation en pôles sur la Direction Territoriale de Lille.

 

Vous trouverez ci-dessous l'intervention de SUD sur le sujet au CTP que le vice-président a qualifié d' « empirique ».

Si réaffirmer les fondamentaux de ce qu'est et doit être l'intervention sociale est « empirique », alors oui , nous le revendiquons.

 

 

intervention de SUD :


Dans ce dossier nous ne pouvons que redire ce que nous avons déjà dit à la DGAS lors de notre rencontre à ce sujet en fin d'année 2008 :

  • - la réorganisation en pôles est présentée comme une réponse aux professionnels qui auraient largement contribué à l'élaboration du projet : ce n'est pas le retour que nous avons des équipes. Très peu de TS de terrain ont participé aux groupes de travail (par ex pour Lille nord 1 as et 1 cadre, pour Lille sud 1cesf et 1 as devenue chef depuis)
  •   - les TS nous ont affirmé avoir fait d'autres propositions sans qu'elles ne soient retenues, encore une fois le sentiment est qu'il s'agissait de faire coller les conclusions des groupes avec un projet pré défini ailleurs et déjà ficelé.
  • - Mettre en place une réorganisation d'une telle ampleur et qui va entraîner des modifications importantes dans la définition même du travail social, sans prendre la peine d'effectuer une étude approfondie, menée de manière pluridisciplinaire (sociologues etc.), nous semble, au mieux, manquer totalement de sérieux, et au pire une belle manipulation.
  •   - Nous sommes loin d'être convaincus que l'organisation actuelle des UT soit obsolète.
  • - Cette organisation est présentée par la DGAS comme expérimentale, pour nous consoler, Mr Schaeffer nous avait d'ailleurs affirmé qu'il réfléchirait à notre proposition de diagnostic au moment du bilan de cette expérimentation, or toutes les RTU de la DT de Lille préparent déjà leurs équipes et ont d'ailleurs annoncé le feu vert à la date du passage en CTP ? des chiffres sont actuellement récoltés pour alimenter la répartition dans les 2 pôles. Contrairement aux affirmations la main sur le cœur, la généralisation de cette organisation est programmée sans aucun bilan et avant même l'expérimentation.

 


Or, pour nous, la réorganisation en pôles entraînera

  •   - une classification accrue des usagers selon leur demande (peut-on encore  rencontrer un TMS sans demande précise)
  • - une déperdition de la demande non explicite, favorisant l'accueil guichet, dans cette organisation on ne voit pas pourquoi à terme il y aurait encore des TS dans le pôle accueil surtout si on fait le lien avec les compétences requises des SMS dans la fiche métier fournie par la DRH
  • - limitera les occasions de prévention non formelles (la prévention n'est plus identifiée que dans le cadre de mesures formalisées), or la grande majorité des usagers vient rencontrer le SSD et la PMI dans le cadre du soutien social tel que l'a défini la DGAS,c'est pourtant dans ce cadre que ces services exercent une guidance, une prévention non quantifiable donc non reconnue mais efficace.
  •   - Multipliera le temps passé aux relais permanents à mettre en place, relais qui en soit posent problème et qui peuvent être une des explications à la difficulté de mettre en place des mesures d'IEAD


En conclusion nous nous trouvons dans l'obligation de réaffirmer des principes de base

  •   - les travailleurs sociaux ne sont pas interchangeables, c'est la relation qui est créatrice de la solution et non l'application des dispositifs
  • - un accompagnement social se construit  et ne se décrète pas, ce n'est pas à l'institution de dire quels sont les besoins de la population et de définir selon ses critères les publics prioritaires, sinon nous allons vers une modélisation de l'intervention sociale qui est le contraire du fondement de toutes les professions de ce domaine, organisation dangereuse qui fera du contrôle social le seul objectif de l'intervention sociale
  •   - la logique sous tendue par cette organisation nous semble relever de la culture du résultat de la culture de la norme de la culture de la rentabilité comptable et économique, dans tous les cas déshumanisante



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Vendredi 19 juin 2009

Le calendrier annuel des instances paritaires est élaboré en fonction de l'agenda personnel du Vice-président  (VP) chargé des ressources Humaines.

Cette semaine du 15 au 19 juin a la particularité d'être ponctuée par la tenue de 4 instances : CTP, CAP avancement de grade et promotion interne A, B et C.


Dès jeudi matin 9h30, la motivation principale du VP est de balayer l'ordre du jour du CTP au détriment des échanges et débats qu'il suscite.

Chaque intervention des représentants du personnel provoque impatience et agacement : « assez de tergiversation (...) c'est encore long votre intervention (...) le CTP n'est pas une tribune » (sic).

13h fin de séance. L'ordre du jour, pourtant fixé par l'autorité territoriale, n'est pas épuisé !

Notre VP caracole les escaliers 4 à 4. Le pauvre, ce ne sera qu'un sandwich thon crudité ... peut-être avec mayo ... pas sûr !!


Vendredi 9h30, rebelote !

CAP avancement de grade et promotion interne de la catégorie A.

SUD introduit la réunion par la lecture d'une déclaration liminaire.

Réaction du VP : « Vous faites perdre le temps de tout le monde ! » (sic).

C'est une récidive !

Lors du CTP du 7 mai dernier, il avait déjà affirmé : « une déclaration, ca fait bien dans le décor mais ne sert à rien ! » (re-sic).

La séance se poursuit et l'heure tourne.

Midi trente, fin de la CAP A ...  Horreur !!!    La CAP C était prévue à 10h45 !

Où allons nous les mettre ceux là ?! Pas de souci, on démarre la réunion à 13h45, Ca devrait être vite plié. On décalera la CAP B à  15h.

Devant la désinvolture du VP, les représentants de la catégorie C refusent de siéger en une demi-heure. Quelle outrance !! Notre VP qui souhaitait en finir cet après-midi devra revenir la semaine prochaine !!

A 16h30, il quitte la commission avant même qu'elle se termine !

 


Il semblerait que le temps nous confirme que le dialogue social pèse au VP des Ressources Humaines, alors qu'il en a la charge et la responsabilité.


C'est pourquoi, au regard de sa « manière de servir » (critère méritocratique retenu par l'Administration pour l'avancement de grade et la promotion interne), SUD lui suggère vivement une mutation pour la vice-présidence du tourisme.


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Mardi 16 juin 2009

Entre 800 et 1000 migrants sont présents en permanence à Calais, essayant de traverser la Manche, subissant un acharnement policier constant.

Ces migrants sont persécutés parce qu'ils n'ont pas les bons papiers, ou, dans la plupart des cas, pas de papiers du tout, parce qu'ils sont « sans-papiers ».

Les sans-papiers de Calais ne sont que la partie visible de l'iceberg : on estime à 200.000 leur nombre en France, 1 million en Angleterre et combien de millions dans toute l'Europe ?

Tous les sans-papiers sont confrontés aux mêmes défis : vivre et travailler sans être exploités, persécutés et sans craindre ni arrestation ni expulsion.

Le réseau No Border réclame un monde sans papiers, où chacun peut vivre là où il l'a choisi.



SUD Conseil Général du Nord se joint à l'appel et invite tout individu et tout groupe luttant pour le droit des migrants à signer cet appel et à participer à la manifestation du :

 

samedi 27 juin 2009

rendez-vous à 10h au Phare de Calais, boulevard des alliés



Cette manifestation fait partie du camp No Border ayant lieu à Calais du 23 au 29 juin 2009

 

Le trajet de la manifestation est l'inverse de la route que prennent les migrants chaque jour, depuis Coquelles où ils sont retenus, jusqu'au Phare de Calais où a lieu la distribution de nourriture journalière.




Abrogation de toutes les lois scélérates, répressives et sécuritaires !

Régularisation de tous les sans papiers !


  • - nous revendiquons la liberté de circulation et le droit d'installation pour toutes et pour tous,
  • - nous refusons la répression faite aux migrants et à tout le mouvement social,
  • - nous combattons la guerre et la misère qui sont les causes principales de l'exil,
  • - nous dénonçons la politique du gouvernement des pays d'origines, complices de l' Europe forteresse de Schengen,
  • - nous exigeons la fermeture de tous les centres de rétention,
  • - nous demandons la disparition du ministère de l'identité nationale.

Calais No Border Camp


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Jeudi 4 juin 2009

Colère, rancoeur, profond sentiment d'injustice, impatience parfois face à une riposte qui n'est pas à la hauteur des attaques, voilà ce qui domine aujourd'hui chez beaucoup de travailleurs avec ou sans emploi. Toutes les sphères de la société sont touchées.


Nous avons très largement eu l'occasion d'exprimer notre ras-le-bol face à l'attitude passive des grosses confédérations syndicales qui font le jeu de Sarkozy (cf. Seuls les SOLIDAIRES étaient là ! , le 26 mai, il faut absolument y être !!! )

Mais voilà, une nouvelle grande journée d'action est prévue ... et il faut être de la partie !

Continuer à exprimer notre colère et notre volonté de changer de société !


Génération précaire, génération 1000 €, quel avenir pour nos jeunes aujourd'hui ?

Quel avenir quand on est une femme de 50 ans au chômage ?

Quel avenir dans cette société où les plus démunis sont les plus nombreux ?

 


La crise a bon dos !

Des licenciements ont lieu même dans les entreprises qui font des bénéfices.

La casse des services publics est en marche depuis plusieurs années. Pourquoi la santé, l'éducation, les transports, l'énergie, les communications, la Poste, la recherche devraient obéir à une logique de marché et non plus servir le bien-être du plus grand nombre ?

Dans notre collectivité, au Conseil Général du Nord, Derosier et sa majorité présidentielle appliquent la même logique libérale : gel ou suppressions des emplois publics, privatisations des services, restructurations, méritocratie ou fait du prince, absence de dialogue social, etc.



Aujourd'hui, l'heure est à la convergence des luttes.

Face à cela, force est de reconnaître que la riposte n'est pas à la hauteur des enjeux.

Les luttes de ces derniers mois renvoient à la même politique de refus de partager les richesses, à la même volonté de construire un monde où le profit est le seul vecteur.

Au niveau national comme local, l'existence d'une intersyndicale unitaire a été une force pour réussir les journées d'action du 29 janvier, du 19 mars et du 1er mai.

Mais ce TOUS Ensemble, il nous faut l'inscrire dans la durée en maintenant une mobilisation massive permanente. L'unité d'action syndicale est utile si elle porte une dynamique de construction et de développement des luttes.

Oui la grève générale reconductible est bien la seule façon de pouvoir gagner contre ce gouvernement et ce patronat arc-boutés sur leurs positions. Force est pourtant de constater qu'il n'est pas si facile de la mettre en œuvre aujourd'hui, car il n'est probablement pas dans les intentions de la majorité des confédérations d'organiser la convergence des luttes et de préparer un mouvement d'ampleur.



Le samedi 13 juin, tous ensemble dans la rue !

Le 13 juin est une étape importante et peut permettre à tous de montrer sa colère, son refus de cette société anti-sociale. Quand on est au chômage partiel, quand on a un contrat précaire, quand on est payé à coups de lance-pierre, il est difficile de se mettre en grève. Nous devons tout mettre en œuvre pour que le 13 juin soit une grande journée de mobilisation... pour faire comprendre au gouvernement et au patronat qu'ils ne sont pas quittes avec les luttes !

Pour imposer au gouvernement, au patronat et aux actionnaires le partage des richesses de ce pays. Pour refuser de payer une crise dont nous ne sommes pas responsables !

 

avec l'ensemble des travailleurs du public et du privé,

les chômeurs et précaires,

l'ensemble des organisations syndicales,

manifestons le

Samedi 13 juin

à 10h à Arras (place de la gare)

à 14h30 à Lille (Porte de Paris)

 



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Mercredi 3 juin 2009


Ce qui est annoncé par Hirsch et Sarko comme une réelle avancée pour lutter contre la précarité est en réalité une réelle régression.


Le RSA qui remplace depuis lundi le RMI et l'allocation de parent isolé est un énorme encouragement aux petits boulots précaires, en obligeant les anciens RMIstes et les femmes élevant seules leurs enfants à s'inscrire dans des parcours contraints de formation ou de retour à l'emploi - mais des miettes d'emploi.


Et en cas de refus, plus aucun revenu !

S'il est annoncé qu'il procurera un gain supplémentaire, il risque d'entraîner la perte de l'exonération de taxe d'habitation, de la CMU et de la gratuité des transports.

Les allocataires de RSA seront soumis au contrôle du train de vie = de la misère.

Enfin les jeunes de moins de 25 ans en seront exclus, discrimination illégale.



SUD a toujours dénoncé l'arnaque du RSA (voir notre article dans le dernier n° de l'Aiguillon). Nous refusons cette institutionnalisation de la précarité.

Nous réclamons un droit à l'emploi de son choix, à un revenu décent pour tous, avec ou sans emploi, y compris pour les moins de 25 ans, et à la continuité des droits sociaux.

Nous réaffirmons que la précarité et le chômage ne pourront être combattue efficacement qu'à partir du moment où la question de la répartition des richesses et du temps de travail seront réellement abordées.



Dans notre département, ce sont les personnels sociaux qui seront chargés de mettre en œuvre le RSA. La Direction Générale de l'Action Sociale n'a, à aucun moment, créé d'espace et de temps d'échange avec les professionnels sur ce sujet.

Alors que Derosier fait la tournée des popottes pour rencontrer les partenaires du CG, le personnel départemental se demande toujours sous quelle forme ils va être employé pour appliquer le RSA.


SUD s'oppose vivement à l'instrumentalisation des travailleurs sociaux comme outil de contrôle à l'encontre des population les plus précaires.


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Mardi 2 juin 2009

Depuis deux mois et demi, un conflit social dure à Air Calédonie : la direction refuse toute négociation avec les grévistes et leur syndicat USTKE. C'est pourquoi, l'USTKE appelait le 28 mai à une journée de grève générale pour que tous les travailleurs/ses de Kanaky marquent leur solidarité, avec notamment une présence massive des militants à l'aérodrome de Magenta.


Face à la solidarité ouvrière, l'Etat a répondu une nouvelle fois par la répression policière : gendarmes mobiles et GIPN ont violemment attaqué les militants USTKE. Cette violence policière prend sa source dans les ordres des représentants du gouvernement qui assimile l'action syndicale à du « banditisme » et reprend à son compte la triste formule des « grévistes preneurs d'otages ».


Vingt sept militants de l'USTKE ont été placés en garde à vue. Et tout laisse craindre qu'une nouvelle fois, l'Etat va aider le patronat en tentant de briser l'USTKE à travers des procédures judiciaires totalement iniques.


Aujourd'hui 6 d'entre eux dont Gérard Jodar, le président de l'organisation syndicale sont détenus à la prison de Nouméa. Ils sont jugés aujourd'hui en comparution immédiate.


Cette mise en détention des syndicalistes constitue une grave entrave à la libre expression du droit syndical et du droit de grève.


L'USTKE exige que le conflit à Air Calédonie soit réglé d'ici le 5 juin. Faute de quoi, l'USTKE appellera à une grève générale interprofessionnelle illimitée dans toute la Kanaky.


SUD et l'Union syndicale Solidaires réaffirment leur solidarité avec tous les militants syndicaux victimes de la répression gouvernementale et/ou patronale.


Nous soutenons nos camarades de l'USTKE, exigeons la libération de tous les militants syndicaux, dénonçons la violence policière, et saluons la détermination des grévistes d'Air Calédonie.



Comme elle l'a fait dans le passé, SUD et l'Union syndicale Solidaires sont prêts à s'associer aux initiatives qui seront prises pour que le droit syndical puisse s'exercer librement en Kanaky.

 

lien avec solidarité Kanaky

 


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Jeudi 28 mai 2009

Depuis plus d'un an, SUD intervient en soutien au personnel de secrétariat des Services de Prévention Santé (SPS) de Roubaix et Tourcoing.

La Direction Générale de l'Action Sociale (DGAS), dans la toute puissance, gèle des postes et utilise ses pitbulls de la Direction Territoriale pour faire le sale boulot : exercer des pressions et menaces sur des secrétaires pour changer de poste, tout cela au mépris des agents, des règles et procédures.

Le but pour l'autorité territoriale est d'amputer les SPS de moyens humains, indispensables pourtant au bon fonctionnement du service public.


Actifs dans les Comités Techniques Paritaires  depuis leur élection en décembre dernier, les élus SUDistes sont intervenus à plusieurs reprises sur ce sujet exigeant de l'Administration un positionnement clair.


Par souci de concertation (vaut mieux tard que jamais, parait-il) et surtout parce qu'elle s'est fait taper sur les doigts, La DGAS rencontre les organisations syndicales pour faire part de ses projets.


En attendant, les suppressions, redéploiements de postes et menaces sur les agents se poursuivent.


Alors que le personnel s'interroge légitimement sur leur devenir, le Conseil Général finance une campagne de pub dans le quotidien « 20 minutes » (pleine page) pour ... les SPS !!!!

 


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